Musée du dessin et de l'estampe originale

Gravelines - nord

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Le musée ...Le musée du dessin et dessin et l'estampe originale


Abritée dans la poudrière du Château-Arsenal édifié par Charles Quint à partir de 1528, l’exposition « Estampes ? collection (im)permanente » déploie par rotation 200 estampes couvrant les cinq siècles de l’histoire occidentale de la gravure. Les presses, les outils, les démonstrations, les vidéos permettent d’appréhender un art qui reste très proche des métiers d’art. Depuis 1982, le Musée du dessin et de l’estampe originale de Gravelines demeure le seul musée en France consacré uniquement à l’estampe. Ses ateliers pédagogiques, sa bibliothèque, ses résidences d’artistes, ses éditions, sa collection font de ce musée un lieu de référence incontournable et un lieu ouvert à tous.



Chaque exposition temporaire montre la diversité de la pratique de l’estampe, son dynamisme et son actualité. Les techniques récentes de création d’images et d’impression promettent encore un très bel avenir à cet art à la fois intime et généreux. 

Depuis la place de Gravelines, l’entrée du château se fait en franchissant le fossé par un pont dormant en briques, suivi d’un pont-levis dont il ne subsiste que le plancher reconstitué et les poulies. Le corps de garde posté dans la cour accueille aujourd’hui la boutique du musée.

Le Musée du dessin et de l’estampe originale est installé dans les salles historiques du château dit arsenal. Ce château, édifié sur ordre de Charles Quint à partir de 1528, était un dépôt d’armes et de munitions dont la fonction a perduré jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.

...La poudrière - Salle d'expositions des collections


Le bâtiment militaire, conçu pour stocker la poudre à canons, possède deux niveaux voûtés qui servent aujourd’hui aux expositions du musée. La date, 1724, inscrite au dessus de la porte, témoigne de la reconstruction du bâtiment après l’explosion d’une première poudrière en 1654.




La salle du rez-de-chaussée impressionne par ses dimensions et sa simplicité architecturale. Les pierres taillées des encadrements des portes et fenêtres sont les seuls éléments décorés du bâtiment.
La salle accueillait, en théorie, 1352 tonneaux de poudre empilés en plusieurs niveaux. La sécurité et le maintien au sec du stockage étaient primordiaux. Aujourd’hui, les matériaux et l’architecture de la salle témoignent encore de ces contraintes :
- Le plancher est en bois pour éviter les remontées d’humidité.
- La voûte en berceau, remarquable par sa largeur, résiste aux incendies. Elle est renforcée par deux séries de contreforts extérieurs qui l’empêchent de s’affaisser.
- Les deux fenêtres de façade sont inaccessibles et apportent la seule lumière autrefois autorisée, celle du jour (les chandelles ou tout autre système d’éclairage à flamme étaient interdit).
- Les bouches d’aération en forme de meurtrières (visibles de l’extérieur), sont percées en chicane afin d’éviter qu’un projectile extérieur puisse entrer dans la salle.

Au sous-sol, étaient regroupées les réserves d’artillerie (essentiellement les boulets de canon). La lourde porte en bois, doublée d’une grille rappelle que l’accès  à la salle se faisait par l’extérieur. Le sol dallé en briques supportait la charge importante des boulets de différentes tailles.

L’origine de la gravure est étroitement liée à la fabrication du papier présent dans tout l’Occident dès 1200. En Europe, la naissance de la technique d’impression se situe vers 1430 qui permettra la diffusion des textes religieux et de l’Humanisme. Rapidement les images imprimées vont s’affranchir des livres pour connaître un développement propre, écrivant ainsi sa propre histoire.

Au rez-de-chaussée, l’exposition Estampe ? Collection (im)permanente fondée sur les seules collections du musée du dessin et de l’estampe originale a pour vocation de livrer une partie de cette histoire et de donner des clés qui permettent de mieux appréhender des images à la fois familières et étrangères.

Bois, eau-forte, lithographie ;  l’estampe est une forme d’art très proche de son artisanat d’origine. Rembrandt, Goya, Picasso ;  les plus grands artistes se sont faits les artisans de son extrême raffinement.


Actuellement :

Graver la grande guerre
du 22 février au 09 juin 2014

Estampes ? Hommage au legs de Philippe Grenier de Monner
collection (im)permanente

...La casemate du pilier - Salle d'expositions temporaires

La salle, enterrée dans le talus du rempart, servait à la défense du château. Détruite lors de l’explosion de la poudrière en1654, la salle est reconstruite sur les plans de Vauban en 1680. Le long tunnel en est l’unique accès. Plusieurs éléments sont à remarquer :

- Les voûtes d'arêtes qui reposent sur un pilier central construit en pierres taillées pour supporter la charge du plafond et du talus de terre.

- La bouche à canon logée dans le mur nord de la salle.
- Les trois cheminées qui ornent la salle. Elles avaient comme fonction principale, d’apporter de l’air dans la salle. Elles ne devaient pas être allumées pour l’éclairage ou le chauffage sous peine d’asphyxie.
- Le réduit, percé dans le mur au fond de la salle servait probablement de latrines aux soldats en poste.

Cette ancienne casemate de défense accueille des expositions temporaires. Y figure la copie du plan-relief de la ville vers 1750.

Actuellement :

Jean Roulland, Dessiner la chair
du 22 février au 25 mai 2014

...La casemate du four à pain - Salle d'expositions documentaires

Cette casemate est la plus ancienne du site. Sa construction en 1528 marque le début du chantier du château édifié sur ordre de Charles Quint. La salle, installée dans une des deux tours d’entrée du château, est à l’origine une casemate de défense dont les bouches à canon sont toujours visibles. En 1693, Vauban commande la construction d’un four à pain et décide de l’établir dans cette salle « à l’abri de la bombe ». Cet ouvrage monumental doit servir uniquement en cas de siège de la ville, les soldats faisant alors eux-mêmes leur pain.


On y présente des expositions documentaires en relation avec l’histoire de la ville.

Du 05 au 27 avril 2014 :
Marie Hendriks, Défaire l'héritière
exposition installation

...Le corps de garde - Accueil, billetterie

Situé à l’entrée du château, le bâtiment était destiné à abriter les soldats chargés de surveiller les points stratégiques de la cité comme la porte du château. La galerie en façade permettait aux soldats en faction d’être à l’abri des intempéries tandis que l’officier et la relève logeaient dans la salle principale chauffée par la cheminée. Plusieurs corps de garde jalonnent le chemin de ronde de Gravelines. Si la structure de base du bâtiment est identique pour tous, des éléments originaux témoignent néanmoins d’une adaptation à l’emplacement.


Il abrite la boutique du Musée où l’on trouve en vente catalogues, affiches et estampes.

*(Une estampe originale est une image imprimée entièrement réalisée ou supervisée par un artiste, attestée par sa signature et sa justification)

Visites guidées (pour groupes et individuels), stages (pour amateurs ou graveurs confirmés), atelier-rencontre et visites-atelier sont proposés sur rendez-vous.

Les éditions du musée