...Le musée du dessin et l'estampe originale


Le musée du Dessin et de l’Estampe originale est le seul musée français consacré aux œuvres imprimées. Situé au cœur d’une ville fortifiée, remarquablement conservée, le musée se déploie dans les bâtiments historiques de l’Arsenal : les salles de la Poudrière (1742), la salle du Pilier (1680), le corps de garde (1741) et la casemate du four à pain (1528). Le musée du Dessin et de l’Estampe originale conserve une importante collection d’œuvres graphiques, près de 21 000 œuvres, essentiellement des gravures, couvrant la période du XVe siècle à nos jours.

Les collections comprennent des œuvres majeures tel l’Apocalypse de Dürer, l’œuvre gravé d’Eugène Leroy, des gravures de Goya ou Picasso, un important fonds contemporain … Cependant pour des raisons de sensibilité à la lumière et pour leur bonne conservation, les œuvres ne peuvent pas exposées en continu, elles sont présentées par roulement. L’exposition des collections, dite (im)permanente, est renouvelée trois fois par an. Par ce mouvement continu des œuvres, le musée met constamment en lumière la richesse des collections. L’exposition (im)permanente se présente sous deux formes, soit une exposition didactique ayant pour fil conducteur l’histoire de l’estampe et des procédés d’impression (avec outils, presses et matrices en regard des œuvres), soit une exposition dossier souligne un point particulier de la collection autour d’un artiste ou d’un sujet.

Les expositions temporaires participent à démontrer la particularité et la diversité de la pratique de l’estampe, son dynamisme et son actualité. Thématique ou monographiques, elles présentent l’art du multiple, intime et généreux.

Les ateliers de gravure et les actions qui y sont menées pour sensibiliser le public par la pratique, la bibliothèque très complète et ouverte au public, les résidences d’artistes, la boutique qui propose notamment les éditions du musée : catalogues et d’estampes originales, enfin la qualité de la collection, font de ce musée un lieu de référence.


...La poudrière - Salles d'expositions temporaires

Le bâtiment militaire, conçu pour stocker la poudre à canons, possède deux niveaux voûtés. La date, 1742, inscrite au dessus de la porte, témoigne de la reconstruction du bâtiment après l’explosion d’une première poudrière en 1654.

La salle du rez-de-chaussée impressionne par ses dimensions et sa simplicité architecturale. Les pierres taillées des encadrements des portes et fenêtres sont les seuls éléments décorés du bâtiment.
La salle accueillait, en théorie, 1352 tonneaux de poudre empilés en plusieurs niveaux. La sécurité et le maintien au sec du stockage étaient primordiaux. Aujourd’hui, les matériaux et l’architecture de la salle témoignent encore de ces contraintes :
- Le plancher est en bois pour éviter les remontées d’humidité.
- La voûte en berceau, remarquable par sa largeur, résiste aux incendies. Elle est renforcée par deux séries de contreforts extérieurs qui l’empêchent de s’affaisser.
- Les deux fenêtres de façade sont inaccessibles et apportent la seule lumière autrefois autorisée, celle du jour (les chandelles ou tout autre système d’éclairage à flamme étaient interdit).
- Les bouches d’aération en forme de meurtrières (visibles de l’extérieur), sont percées en chicane afin d’éviter qu’un projectile extérieur puisse entrer dans la salle.

Au sous-sol, étaient regroupées les réserves d’artillerie (essentiellement les boulets de canon). La lourde porte en bois, doublée d’une grille rappelle que l’accès à la salle se faisait par l’extérieur. Le sol dallé en briques supportait la charge importante des boulets de différentes tailles.
Actuellement :

Nathalie Grall

L'air de rien


du 21.09.19 au 01.03.20

Communiqué de presse :


...La casemate du pilier - Salle d'expositions temporaires

La salle, enterrée dans le talus du rempart, servait à la défense du château. Détruite lors de l’explosion de la poudrière en1654, la salle est reconstruite sur les plans de Vauban en 1680. Le long tunnel en est l’unique accès. Plusieurs éléments sont à remarquer :

- Les voûtes d'arêtes qui reposent sur un pilier central construit en pierres taillées pour supporter la charge du plafond et du talus de terre.
- La bouche à canon logée dans le mur nord de la salle.
- Les trois cheminées qui ornent la salle. Elles avaient comme fonction principale, d’apporter de l’air dans la salle. Elles ne devaient pas être allumées pour l’éclairage ou le chauffage sous peine d’asphyxie.
- Le réduit, percé dans le mur au fond de la salle servait probablement de latrines aux soldats en poste.

Cette ancienne casemate de défense accueille des expositions temporaires. Y figure la copie du plan-relief de la ville vers 1750.

Actuellement :

Yves Doaré
Grostesques, le corps et ses avatars

du 21.09.19 au 01.12.19


...La casemate du four à pain - Salle d'expositions

Cette casemate est la plus ancienne du site. Sa construction en 1528 marque le début du chantier du château édifié sur ordre de Charles Quint. La salle, installée dans une des deux tours d’entrée du château, est à l’origine une casemate de défense dont les bouches à canon sont toujours visibles. En 1693, Vauban commande la construction d’un four à pain et décide de l’établir dans cette salle « à l’abri de la bombe ». Cet ouvrage monumental doit servir uniquement en cas de siège de la ville, les soldats faisant alors eux-mêmes leur pain.

Actuellement :

L’ATELIER DE NATHALIE GRALL
Buriniste

Sous les toits de Lille, l’atelier de Nathalie Grall est un réservoir d’images et d’objets en suspension. Dans cette chambre claire, antre de la création, des grenouilles qui ressemblent à des demoiselles avec leurs longues jambes fines côtoient des haricots et des graines, des champignons et des oiseaux, des éventails et des dessins d’enfants.
C’est là, dans ce drôle de monde flottant, que l’artiste, après avoir laissé aller son pinceau sur la plaque, grave au burin ces images évanescentes comme des froissements d’ailes : animaux fabuleux ombrelles et papillons, fleurs qui vous regardent silhouettes de pêcheurs glissant sur une barque immobile, paysage lacustres, ânes très hautains, coqs, hiboux…
Tout un univers fragile de frissons et d’envolées, d’embellies et d’échappées, qu’elle parvient à fixer sur le cuivre, le sauvant ainsi de la disparition.

Réalisé par Bertrand Renaudineau, co-auteur de la collection Impressions Fortes qui montre les grandes œuvres du monde de l’estampe et dialogue avec les artistes contemporains, ce documentaire est le deuxième d’une nouvelle série sur les ateliers de gravure.

Un film de Bertrand Renaudineau / 20' réalisé en video HD / Novembre 2014 / www.gallix production.fr




...Le corps de garde - Accueil, billetterie

Situé à l’entrée du château, le bâtiment était destiné à abriter les soldats chargés de surveiller les points stratégiques de la cité comme la porte du château. La galerie en façade permettait aux soldats en faction d’être à l’abri des intempéries tandis que l’officier et la relève logeaient dans la salle principale chauffée par la cheminée. Plusieurs corps de garde jalonnent le chemin de ronde de Gravelines. Si la structure de base du bâtiment est identique pour tous, des éléments originaux témoignent néanmoins d’une adaptation à l’emplacement.

Il abrite la boutique du Musée où l’on trouve en vente catalogues, affiches et estampes.

*(Une estampe originale est une image imprimée entièrement réalisée ou supervisée par un artiste, attestée par sa signature et sa justification)

Visites guidées (pour groupes et individuels), stages (pour amateurs ou graveurs confirmés), atelier-rencontre et visites-atelier sont proposés sur rendez-vous.

Visitez la boutique




musée du Dessin et de l'Estampe originale
Arsenal, place Albert Denvers
BP 43 - 59820 Gravelines


Accueil - Boutique : 03.28.51.81.00
boutique.musee@ville-gravelines.fr

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